Jahresbericht 2020 für

Platform Geosciences


Präsident/Präsidentin: PD Dr Naki Akçar

Von: Pierre Dèzes, Pierre.dezes@scnat.ch

Zusammenfassung




Publikationen


"Géosciences Suisse 2020": la Plateforme Géosciences collecte les coordonnées des personnes actives dans les domaines des géosciences en Suisse au sein des universités, des offices fédéraux et cantonaux, ainsi que des musées, mais aussi les adresses des entreprises et des associations professionnelles.  L'édition 2020 de ce répertoire d'adresses des géosciences en Suisse (format A5, 207 pages) est mis à disposition sous forme de PDF sur le portail des sciences naturelles de SCNAT, ainsi que sur le portail géologique suisse de swisstopo. Les nouvelles entrées sont rajoutées, et les mutations sont mises à jour, dans la base de données en ligne "Research Info-System" que Plateforme Geosciences partage avec ProClim.

 

"Swiss Geoscience Meeting 2020 Abstract Volume(s)" : La Plateforme Géosciences compile les résumés des présentations orales ou poster dans un volume qui est mis à disposition sous forme de PDF sur le portail des sciences naturelles (format A4, 601 pages). Les résumés individuels des 25 symposiums sont également disponibles en format PDF téléchargeable sur le site web du SGM.



Tagungen / Kurse


Un nombre record de 1103 personnes ont participé à la 18ème édition du Swiss Geoscience Meeting les 6 et 7 novembres 2021. Cette manifestation qui devait originellement se tenir à l’ETH Zurich a finalement été organisée en ligne en raison de la pandémie de Covid-19.

Avec pour thème "Shaping Earth : From Planet Accretion To Microbes", la session plénière du vendredi était consacrée à deux sujets passionnants, à savoir la formation de notre planète et l'évolution de la vie.

La vivacité et les multiples facettes des géosciences étaient également évidentes lors des symposiums techniques du samedi, qui ont permis particulièrement aux jeunes scientifiques de présenter les résultats de leurs recherches. Outre les sujets académiques, cette 18ème édition du SGM a également proposé des symposiums dans le domaine des géosciences appliquées, tels que sur les aléas sismiques ou sur la géothermie profonde, le stockage du CO2 et l'exploration du sous-sol à des fins énergétiques.

En raison de la pandémie de Covid-19, l'organisation de cette édition du SGM a été un véritable défi pour toutes les personnes impliquées et beaucoup de choses ont dû être réinventées. Nous avons cependant pu montrer que même un congrès d’une certaine complexité comme le SGM, avec 24 sessions parallèles avec des présentations orales et des posters, peut être organisé en ligne de manière presque aussi fructueuse et interactive pour les participants qu'une réunion physique.

La décision du comité d'organisation local de l'ETH Zurich de demander aux plus de 450 intervenant·e·s de préenregistrer leurs présentations avant la conférence et de les télécharger sur un serveur s'est avérée excellente. Bien que cette décision n'ait pas été accueillie initialement avec beaucoup d'enthousiasme par tous, elle a permis d'éviter aux participant·e·s l'expérience fastidieuse de devoir écouter des exposés de 15 minutes diffusés par une mauvaise connexion internet.

Le service en ligne Discord, gratuit et très populaire parmi les gamers, s'est avéré être une plateforme appropriée pour les présentations et les discussions des posters. Les multiples possibilités offertes par cette plateforme pour présenter différents supports et en discuter par texte ou vidéo ont été activement utilisées, et les posters ont parfois même rencontré plus d'intérêt que lors d’un SGM physique.

Cette 18ème édition des SGM a été organisée en collaboration avec le Département des Sciences de la Terre de l'ETH Zurich. Nous profitons de cette occasion pour exprimer nos sincères remerciements à nos collègues de l'ETH, en particulier à Eric Reusser et Julien Allaz.

 

Le 4ème Gurten Symposium avec pour thème «Geothermie – Quo Vadis?» a eu lieu le 4 novembre 2020 grâce à une collaboration entre l’Association suisse des géologues CHGEOL, du Service géologique suisse (swisstopo), de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), de l'Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) et de Géothermie Suisse. Cette conférence s’est tenue dans des conditions quelque peu difficiles, car 10 jours avant l'événement, les rassemblements de plus de 15 personnes ont été interdits dans le canton de Berne en raison de la pandémie de COVID-19. Le groupe de travail, qui a organisé l'événement, a donc dû créer une version en ligne en quelques jours.

Quant au symposium lui-même, il fut riche en présentations intéressantes et en discussions motivées. La modératrice, Karin Frei, a une fois de plus réussi de manière impressionnante à diriger les discussions et à résumer les conclusions et les points ouverts les plus importants. Cette journée a montré de manière convaincante que la géothermie en Suisse est soutenue par la politique, la science et l'industrie. Cependant, ces forces doivent être bien mieux combinées si l'on veut réellement progresser dans ce domaine. Le symposium est disponible sur YouTube sous: https://youtu.be/XnijK-9MOiY.

 

Si la problématique de la représentation des femmes dans les sciences est déjà abordée dans plusieurs secteurs académiques, les géo-scientifiques ont décidé de faire entendre leur voix. La Plateforme Géosciences s’engage avec GEODES le groupement pour la diversité et l’égalité dans les géosciences en Suisse.

Suite au Swiss Geoscience Meeting 2019 lors duquel les orateurs de la session plénière furent exclusivement masculins, des voix se sont élevées pour discuter de la diversité et de l’égalité dans les géosciences. De ces discussions, plusieurs actions ont déjà vu le jour, telles que la création de GEODES (GEOscience Diversity and Equality in Switzerland), la rédaction d’un rapport sur la représentation des femmes lors des SGM de 2003 à 2019 ou encore, l’organisation d’un colloque en ouverture du SGM 2020, abordant, des thèmes tels que le rôle du Fond National Suisse, le programme Fix the leaky pipeline ou les biais inconscients.

Le rapport sur la diversité et l’égalité des genres, une analyse du SGM de 2003 à 2019, a été présenté lors de cette même occasion par ses deux autrices : Francesca Piccoli et Giulia Guidobaldi. Elles mettent le doigt sur la sous-représentation des femmes de façon générale, parmi les comités de programmation, à la tête des sessions scientifiques, mais aussi parmi les invités des sessions plénières. Ce rapport indique également que les femmes sont moins susceptibles de recevoir des prix, soit parce qu’elles ne candidatent pas, soit parce que leurs superviseurs ne les nominent pas. En ce qui concerne l’attribution de posters et/ou de présentations orales, les autrices ne constatent pas de ségrégations. Le rapport reste encore ouvert pour explorer le phénomène de ségrégation horizontale significative entre certaines branches des géosciences. La Plateforme Géosciences se réjouit de poursuivre cette collaboration. Le rapport a été publié dans le Swiss Journal of Geosciences et est disponible en accès libre sous: https://doi.org/10.1186/s00015-020-00379-x



Forschungsunterstützende Informations- und Koordinationsaufgaben


Le Présidium de la Plateforme Géosciences s'est réuni à trois reprises pour des réunions régulières, qui ont été utilisées à la fois pour la coordination des projets et pour le traitement des demandes de contributions financières des sociétés spécialisées et des groupes de travail.

Le secrétariat a également organisé une réunion plénière de la Plateforme Géosciences pour les délégués des sociétés membres, des commissions et des comités nationaux. Lors de la réunion plénière, des discussions ont eu lieu sur l'évaluation et la répartition des contributions aux sociétés et commissions spécialisées. Les nouvelles élections et réélections des membres des commissions et des comités nationaux ont également eu lieu lors de la session plénière.

De plus, le secrétariat de la plateforme à également organisé et documenté 19 réunions (4 tables rondes et 15 réunions de groupes de travail) dans le cadre de la feuille de route pour les infrastructures de recherches en géosciences pour la période 2025-2028 (voir ci-après sous détection avancée)



Früherkennung


Sur la base d'expériences positives dans les domaines de la physique et de l'astronomie, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI a chargé la SCNAT de mettre en place des tables rondes sur les infrastructures de recherche dans les autres domaines des sciences naturelles afin d'élaborer des feuilles de route pour la période 2023-2028. Pour mettre en place une telle table ronde dans son domaine, la Plateforme Géosciences à invité

plus de 300 professeur·e·s des différentes disciplines en géosciences de toutes les institutions de recherche en Suisse à participer à un premier "Community Meeting", qui s’est tenu le 22 novembre 2019 dans le cadre du SGM à Fribourg et qui a finalement rassemblé quelques 40 scientifiques. Six groupes de travail disciplinaires ont été mis en place lors de cette réunion : Atmosphère, Surface de la Terre, Géophysique et Géodésie, Terre solide, Géodonnées, le sixième groupe de travail étant chargé de se concentrer sur les aspects interdisciplinaires. Des réunions de lancement ont été organisées pour chaque groupe en janvier 2020, invitant à nouveau environ 340 chercheurs (professeurs des EPF/universités suisses ou chefs de groupe d'instituts de recherche) à participer à ces réunions organisées par la Plateforme Géosciences. Les présidents et les coprésidents de ces groupes de travail se sont fréquemment rencontrés au cours de l’année 2020 pour discuter des besoins les plus urgents en matière de grandes infrastructures dans le domaine des géosciences.

Les groupes de travail se sont rapidement mis d’accord sur le besoin urgent de développer une approche holistique pour les géosciences, qui permette de saisir et de fournir une meilleure compréhension des processus à grande échelle qui ont façonné le passé et façonneront l'avenir de la planète Terre.

La feuille de route pour les grandes infrastructures de recherche en géosciences pour 2025-2028 présente ainsi une approche intégrative incluant les demandes d'infrastructures les plus urgentes, soutenues par 4 piliers : (1) l'observatoire intégré à long terme (Geo-OBSERVE), (2) l'infrastructure de surveillance mobile (Geo-MOBILE), (3) l'installation suisse Geo-TIME, et (4) l'infrastructure de données intégrée pour les géosciences (Geo-DATA). Ces infrastructures sont conçues comme des infrastructures distribuées ou centralisées pour favoriser une communauté géoscientifique nationale forte et collaborative, attractive pour les collaborations internationales.

Le rôle de la SCNAT était de soutenir le processus par le biais de conseils, de la coordination et du partage d'expériences et de bonnes pratiques. Elle a directement assisté le travail des tables rondes en organisant des réunions, des travaux rédactionnels et la mise en page finale et finalement la publication et l'impression du document. Comme prévu dans les procédures d'assurance qualité de la SCNAT, son conseil central a supervisé le processus de rédaction afin de vérifier que les opinions exprimées dans la feuille de route sont basées sur une large consultation de la communauté scientifique et sont indépendantes d'éventuelles influences extérieures.